The road to 42

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facebook sur « The road to 42 »

jeudi, janvier 17 2008

Les potins Facebook des jours passés

Je viens d'apprendre que 4 étudiants universitaires libanais viennent d'être mis sous les verrous pour s'être moqués d'une fille qui chantait dans une vidéo. Ce serait sans doute la première fois, dans l'histoire du Web 2.0, que se moquer d'une vidéo mène directement à la case Prison. Si de telles actions devaient être monnaie courante, certains utilisateurs de youtube et de dailymotion ont du soucis à se faire. L'on ne peut certes pas imputer la faute à Facebook, mais je m'interroge sur les dérives que de tels réseaux sociaux peuvent apporter. La portée des commentaires sur un réseau social de cette ampleur est nettement plus importante que celle d'une blague de cours de récréation. N'est-ce point poussé à l'extrème ? Espérons que ces 4 jeunes ne soient pas condamnés. Certaines associations s'insurgeant déjà contre l'incarcération de ces utilisateurs malchanceux.

Par ailleurs, Facebook aurait certains ennuis avec l'application Scrabulous. Cette application, classée dans les 10 applications les plus utilisées sur Facebook, permet de jouer au Scrabble. Visiblement, Matel et Hasbro, qui détiennent les droits pour les États-Unis et le reste du monde, ne l'entendent pas de cette oreille et voudraient bien voir cette application supprimée. Voici une des inconvénient des plate-forme ouverte. Permettre à tout un chacun d'écrire ses applications est une bonne chose, l'ennui est que l'on perd tout contrôle sur les applications. Pour l'instant les dérives ne portent pas réellement à conséquence, mais je pense que l'on peut s'attendre à pire dans les mois à venir. Le premier problème majeur qu'à rencontré Facebook est l'histoire du président de Facebook. Ce qui a principalement posé soucis est l'ampleur que ce troubadour a donné à cette blague. Le second problème pourrait bien être avec Scrabulous. Attendons de voir le résultat de l'action en justice, il parait que les avocats planchent sur leurs copies des deux cotés.

Pour continuer, il semblerait que malgré que MySpace continue de dominer le marché aux États-Unis, Facebook remonte dans le reste du monde au point de refaire son retard sur MySpace et ses concurrents. L'équipe de Facebook va devoir dans les mois à venir, gérer de manière adéquate cette montée en puissance et ces flux de nouveaux utilisateurs. C'est maintenant que l'on va réellement voir le potentiel de ce réseau. Peut-être croulera-t'il sous son propre poids ?

Une nouvelle fonctionnalité permet de nettoyer un peu son profil. On pourrait maintenant choisir les applications que l'on veut afficher sur un profil "basique" et sur un profil "étendu". Je ne sais pas si cela apportera une solution à la pléthore des applications disponibles. Qu'en pensez-vous ? Est-ce une solution ? Pour ma part, je commence légèrement à me lasser des multiples invitations pour installer des applications plus farfelues les unes que les autres. Je n'ai pas trouvé où était rangé cette nouvelle fonctionnalité... Elle est bien cachée où c'est moi qui ait perdu mes yeux ?

On a également appris récemment que Alexander, Marc, et Oliver Samwer vennait de se joindre au milliardaire chinois Ling Ka-Shing et à Microsoft pour apporter un nouvel investissement à Facebook. Ces trois frères sont déjà connus pour leurs investissements dans LinkedIn et Frazr.

mardi, janvier 15 2008

Avez-vous compris ce qu'est DataPortability ?

Tous les billets ne sont pas toujours long. Celui-ci sera particulièrement court. Via Mashable, j'ai eu l'occasion de visionner une petite vidéo faite par Michael Pick. Elle présente de manière courte, simple et efficace ce que DataPortabilty peut apporter au web au sens large du terme. Alors maitenant, vous y croyez à DataPortability ?

Regarder la video

vendredi, janvier 11 2008

Le groupe DataPortability

J'ai découvert l'initiative DataPortability après le scandale attaché à Robert Scoble. Le groupe DataPortability est un groupe de travail ayant pour but de simplifier le partage d'information entre les divers acteurs qui forment le Web 2.0. Actuellement, on peut remarquer que les divers services conservent les informations que nous mettons à leur disposition pour eux seuls. Non seulement l'utilisateur final n'a pas de réelle main mise sur ses informations et toutes ses informations sont dupliquées aux travers des services qu'il utilise.

Le groupe semble prendre de plus en plus d'ampleur, depuis la première rédaction de ce billet, nous avons pu apprendre que les développeurs de Flickr, Twitter, SixApart et LinkedIn s'était joint au groupe. Il semblerait donc que ce groupe pourra travailler de manière efficace et avoir des retombées sur moultes services. Un point positif de plus.

À quoi sert DataPortability ?

Le but est de faciliter la mise en commun des diverses informations entre divers services orienté Web 2.0. Avec l'explosion des services Web 2.0, nous avons également pu remarquer une explosion de la duplication de nos informations. À chaque nouveau service, il nous faut réentrer toutes ses données. Aucun de ces sites Internet communautaires ne propose de véritable exportation et importation des données. C'est d'ailleurs ce point même qui a mené à l'éviction de Robert Scoble sur Facebook.

Robert Scoble est un blogueur et podasteur américain reconnu dans la blogosphère. Ancien employé de chez Microsoft, il travaille maintenant chez Podtech Network. Robert Scoble testait une nouvelle fonctionnalité nommée Plaxo Pulse qui avait pour but de récolter diverses informations sur Facebook et de les importer dans le réseau Plaxo. Ce crawling avait provoqué la fermeture temporaire par Facebook du compte de Robert Scoble et puis, au vu de la vive réaction de la blogosphère, son compte a été réouvert. Néamoins, cet incident a eu comme effet de mettre au centre de la scène la problématique de l'importation, de l'exportation et la propriété des informations des utilisateurs.

DataPortability permettrait de déboucher sur une véritable solution pour contrer ce genre d'incident. DataPortability décrit assez bien la problématique à laquelle nous sommes continuellement confrontés. C'est ainsi que en tant qu'utilisateur, nos données, nos photos, nos profils, etc. restent cloîtrés dans certains sites, sans aucune porte de sortie. Ce que propose DataPortability est de travailler sur une solution offrant une sorte de système de partage de données distribué.

Aussi, le groupe DataPortability insiste sur le fait que les technologies sont déjà présentes et parfois au point. Le but de cet initiative est donc de mettre ensemble toutes ces technologies et d'offrir un canvas utilisable pour le partage des données des utilisateurs. Aussi, la formation d'un tel groupe permet de promouvoir de manière détachée ce canvas aux développeurs, aux commerciaux, aux utilisateurs finals sans que ceux-ci ne se croient piègés.

Toutefois, notons que le groupe n'est qu'un groupe de travail et que groupe de travail ne rime pas toujours avec solution disponible à court terme. Néanmoins, l'initiative est suffisament louable pour que l'on puisse être en droit d'espérer que cela débouchera vers une solution viable, surtout au vu de l'engouement de ces derniers jours.

Les acteurs

Un groupe de travail c'est une chose mais si ce dernier est boudé par de nombreux gros acteurs du monde, cela réduit fortement son attractivité. Le groupe DataPortability profite de l'appui de Google, de Facebook et de Plaxo pour ce que l'on en sait. Ces annonces se sont fait très récemment probablement à la suite de l'affaire scobelgate décrite ci-dessus.

Hier, LinkedIn, Flickr, Twitter et SixApart ont également rejoint le groupe. Je pense que c'est une bonne idée, un groupe de travail plus étendu permettra sans doute d'obtenir une solution plus solide et plus répandue.

Les points positifs, les points négatifs

Un des aspets indéniablement positif que l'on doit reconnaitre à cet initiative est que l'on pourrait enfin faire converger nos profils. J'avoue avoir été plusieurs fois irrité par le manque de synchronisation de ces différents services. Qui n'a jamais changé son mot de passe, sa photo ou n'importe quelle autre donnée. Nous avous tous quasiment déjà vécu cette situation de rallye entre tous les sites pour mettre à jour la même donnée. De même, quand je modifie mon profil sur LinkedIn, je dois aussi aller le modifier sur Viadeo et 6nergies, bref, 3 fois plus de travail. Au final, on privilégie certains services pour en délaisser d'autres alors que la diversité fait la richesse de cet écosystème.

Par contre, ce qui pourrait être plus dangereux par ce fait, c'est que si toutes nos informations sont centralisées, qui va les stocker ? Aussi, si toutes les informations peuvent être communiquées sans limite, il faudra que le protocole d'échange soit très bien sécurisé. On a pu observer quelques manquement sur ce point dans les API OpenSocial. J'espère de tout coeur que ce genre de problème ne se répetera pas.

En conclusion, je pense que le groupe est intéressant mais que les résultats le seront encore plus. DataPortability promet d'être un des groupes de travail a suivre de très près en cette année 2008. Cette année vera peut-être poindre une nouvelle ère dans les services orientés Web 2.0, l'ère du partage entre les services.

Et vous, que pensez-vous de ce genre d'initiative ? Quels sont à vos yeux les points positifs et négatifs de ce groupe ?

jeudi, janvier 3 2008

Facebook m'inquiète, Facebook inquiète

Visiblement, je ne suis pas le seul qui se pose des questions sur Facebook. C'est ainsi que j'ai pu lire un billet de Damien Van Achter sur les profils supprimés par Facebook. J'ai également eu l'occasion de lire le billet de Gonzague sur le président de Facebook. Il ne faut pas chercher très longtemps pour trouver moultes billets en réaction contre Facebook.

Le canular du président de Facebook me fait fort sourire car il a été repris par un certains nombre de média traditionnel. C'est ainsi que Le Parisien, Le Point, LCI, etc. ont tous relayé l'information. Ce midi sur TV5 Monde passait un documentaire sur les blogues. On pouvait y entendre Luc Fayard défendre la qualité des médias traditionnels car ces derniers recoupaient l'information et que celle-ci passait par un processus précis et strict avant d'être publié. Là, j'ai soudain l'impression qu'il s'agit plus de copier l'information d'une et une seule source (AFP dans ce cas-ci), sans autre forme d'approfondissement. J'ai été assez déçu du documentaire où finalement, on ne voit que Loic Lemeur dire que les blogues c'est bien, montrer qu'il a un beau Mac Pro avec une iSight intégrée et qu'il a fait 267 podcasts, on entre voit également d'autres journalistes dire que les blogues c'est bien mais que les informations ne sont pas vérifiées alors qu'elles le sont dans les médias classiques.

Si l'on cherche et que l'on creuse un peu plus, on peut facilement se rendre compte que tout est loin d'être rose pour Facebook. Après le scandale de Beacon, on peut voir apparaître un nouveau problème. Celui de la véracité des informations que l'on peut trouver sur les divers profils Facebook. Rien ne permet de certifier que les informations sont effectivement correcte et surtout il n'existe visiblement pas de moyen directe de faire vérifier ces informations ou des les invalider.

Par exemple, un de vos camarades, pour faire une blague, ouvre un nouveau profil Facebook à votre nom et y mets des informations compromettantes ou génantes. Comment pouvez-vous notifier à Facebook que ce profil est erroné ? Comment pouvez-vous corriger les informations ? Il semblerait que cela soit la croix et la banière et comble du tout, si vous obtenez de la part du camarade la fermeture du profil, il ne pourra, en toute honnêteté, supprimer le compte. Vous resterez ainsi à jamais avec un profil Facebook attaché à votre nom. Comment facebook vas-t'il gérer ce tournant ? Quelles sont les possibilités qui s'offrent à ce genre de réseau pour vérifier les informations des utilisateurs.

Si les jours suivant sont aussi riche en actualité Facebook que ces derniers jours, l'année risque d'être bien remplie.

Facebook cède

Sur Facebook, on pouvait trouver jusqu'à peu deux profils représentant soit disant Bilawal Bhutto Zardari. Bilawal Bhutto Zardari est le fils de l'ex-figure emblématique de l'opposition pakistanaise. Il y a quelques jours, deux hauts responsables du partit PPP ont confirmé que les informations présentes sur le profil n'étaient pas correctes et que ces deux profils étaient faux. Aujourd'hui Facebook les a retiré. Est-ce un bien ? est-ce un mal ? Je ne me prononcerai pas à ce sujet. Toutefois, je ne peux que constater que Facebook ne prends pas toujours la bonne direction et se retrouve de plus en plus façe à des situations de plus en plus difficile à gérer.

Est-ce la première fois que Facebook est confronté à ce genre de situation ? Comment Facebook vas-t'il gérer les situations similaires à l'avenir ? Alors que l'on voit de plus en plus de gens s'opposer à Facebook, il semble encore et toujours avoir le vent en poupe. Frédéric de Villamil vient de fermer son compte, Gonzague, lui, a fermé le sien (ou tenté du moins, il y a quelques temps), Fred Cavazza écrivait en novembre un billet qui ne faisait pas l'apologie de Facebook, etc. Est-ce que ces quelques fermetures sont le début d'un déclin dans une certaine catégorie de gens ? Est-ce simplement quelques cas isolés ?

Facebook interroge, Facebook dérange mais pour le moment, Facebook ne marche pas si mal. L'année 2008 nous apportera sans doute certaines réponses face à ce réseau social.